C’est à n’en pas douter le qualificatif de GENOCIDE  qui a sorti Issa Tchiroma de son mutisme dans la nuit de lundi. Le mot est contenu dans la déclaration des évêques de Nord-Ouest et du Sud-Ouest, pour qualifier la répression forte  qui s’abat sur les populations de cette zone, depuis la tentative de déclaration symbolique de l’indépendance de l’Ambazonie. Surprise des surprises d’une sortie en guise de riposte, Tchiroma a présenté aux familles  des victimes des exactions militaro- policières, les « condoléances du Chef de l’Etat ».Ce qui n’a pas manqué de faire réagir bruyamment l’auditoire ; que comprendre en effet d’une telle posture si d’aventure elle ne relevait pas d’une construction imaginaire de l’orateur ? Paul Biya serait-il en train de souffler sur les blessures des citoyens dont ses troupes continuent à imposer le harcèlement ? A ce sujet, il est fait état de rafles  continus dans le Sud-Ouest avec pour dessein de démanteler des souches sécessionnistes.

PUNE

Et c’est connaissant les pirouettes langagières de l’Ayatollah du Mincom, qu’un journaliste s’est empressé d’en savoir sur ce Chef de l’Etat qui l’aurait commis de parler en son nom .Quelle n’a pas été la surprise d’entendre le porte- parole du gouvernement lancer sur un ton laconique que : «  le président de la République reviendra, mais nul ne sait, ni le jour ni l’heure » ?