La réédition des combattants de Boko Haram se déroule dans une légère confusion à Maroua. Le gouverneur de cette région a dit en toute transparence que 50 décès de ces ex-combattants subissaient un interrogatoire avant le début du processus de déradicalisation. Force est hélas de constater que les psychiatres devant encadrer ce processus incontournable ne se bousculent pas encore. Du coup des inquiétudes fusent quant au risque de les voir in fine confondus au sein de la population. Pire des autorités enclines à lire ces redditions comme un signe d’affaiblissement de l’ennemi ne redoutent même pas par prudence que ces « retours » peuvent constituer une infiltration savamment orchestrée par la hiérarchie de la secte.   

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