CNI

MANCHO

FAIM

Ekona

La flicaille ratisse large

 

Dans le Sud-Ouest, il ne fait plus bon mettre le nez dehors sans sa carte nationale d’identité. Ceux qui l’ont essayé hier à Ekona en ont eu pour leur grade. L’opération d’identification lancée depuis mercredi a continué hier en s’intensifiant. Dans la ville, les forces de l’ordre embarquaient tous ceux qu’elles ne pouvaient pas formellement identifier. Sauf que certains auraient poussé le bouchon jusqu’à interpeller des citoyens qui avaient pourtant leur Cni. La population s’est opposée à leur arrestation et de là serait parti un accrochage qui a obligé la flicaille à sortir armes et gaz lacrymogène et à interpeller des gens même chez eux. Certains n’ont dès lors plus eu le choix que de se réfugier dans les plantations.

 

 

Mancho BBC restera au ngatta

Hier avant leur retour au tribunal militaire de Yaoundé où ils sont poursuivis pour actes de terrorisme et insurrection, beaucoup avaient espéré que l’animateur radio Mancho BBC et les treize autres détenus de la crise anglophone allaient être libérées pour détendre davantage l’atmosphère dans les régions anglophones. Que non, l’affaire a été renvoyée au 26 Octobre. Pourtant, dans les marches qui ont secoué les régions anglophones vendredi dernier, la libération de ces détenus était l’une des principales revendications des manifestants.

 

Manyu

Le préfet sort ses gros muscles

Dans un arrêté qu’il a rendu public hier, Joseph OUM II, le préfet du département de la Manyu dans le Sud-Ouest a pris un ensemble de mesures pour restreindre la liberté d’aller et venir. Dès demain et ce jusqu’au 03 Octobre, la circulation des personnes et des biens ainsi que l’entrée dans la Manyu sont restreints. Les manifestations et réunions publiques sont aussi interdites jusqu’au 10 Octobre. Dès demain également, les populations sont invitées à rester chez elles car ceux qui seront trouvés dans la rue seront considérés comme les terroristes. La date du premier Octobre met vraiment l’administration sur les dents